L'ARTISAN REVIENT EN FORCE

18 mai 2018

L'artisan, nouvelle figure de l'authenticité

 

Le besoin d’authenticité est le thème du quatrième opus de la collection de livres « Françaises, Français, etc... », co-produit par 366 et Kantar Public. Quatre grandes tendances et plusieurs sous-tendances y sont analysées et seront publiées en exclusivité chaque semaine par INfluencia. Cette semaine : le besoin de sens pour l’action.

 

 

 

Être soi-même, c’est également faire soi-même. La quête d’authenticité passe par le fait maison et la valorisation des savoir-faire traditionnels. Engouement toujours non démodé pour la cuisine, essor des loisirs créatifs, récup’ et recyclage des objets au sein d’une économie collaborative en pleine expansion, on essaie d’en revenir à un “ faire ” authentique, très loin des modes de production industriels traditionnels et standardisés. 69 % des Français déclarent ainsi qu’il leur arrive de recycler ou de réparer des objets plutôt que de les acheter.

 

Brocantes, plateformes de troc, vide-greniers, “ repairs cafés ” : contre l’obsolescence programmée, l’économie collaborative donne une seconde vie aux objets et s’instaure en pratique de consommation partagée et majoritaire. Dans ce monde où les réflexes antigaspi et les vieilles recettes de grands-mères sont tendances, le do it yourself a le vent en poupe. Cet été, nous raconte  Influencia, une centaine de personnes de vingt-cinq nationalités différentes ont participé dans le Périgord à la construction d’une maison “ magique ”, recyclée et durable, autonome et autosuffisante, et intégralement construite à partir de déchets (pneus, bouteilles, canettes…) collectés au préalable. Une maison “ fait maison ”, à l’impact de construction nul sur l’environnement.

 

 

 

Savoir-faire

 

Chacun devenant artisan, les “ vrais ” artisans retrouvent une noblesse et un lustre perdus depuis bien longtemps. Un peu ringard et dépassé, “ poujado ” et mal aimé il y a quelques années, l’artisan redevient une figure sociale valorisée, en ce qu’il incarne à la fois une forme d’ancrage territorial (l’artisan n’est ni mondialisé, ni délocalisable) et d’authenticité des savoir-faire et des processus de fabrication. 87 % des Français s’accordent en effet pour dire que quand ils achètent un produit ou un service, “ la dimension humaine et les gens qu’il y a derrière ” comptent beaucoup pour eux. Dans une société de la défiance et du soupçon à l’égard des grandes multinationales, l’artisanat parvient en effet, à l’inverse, à tisser un lien très fort de confiance avec les consommateurs. 90 % de nos compatriotes déclarent avoir une “ bonne opinion ” de l’artisanat et des artisans en France, 81 % leur “ font confiance ” et 77 % se sentent “ proches ” d’eux. Ce taux de confiance les situe 36 points au-dessus de la confiance accordée aux grandes surfaces, 39 points au-dessus de celle octroyée aux grandes entreprises privées et plus de 60 points à celle accordée aux banques !

 

La figure de l’artisan (même s’il arrive que vous le trouviez cher quand il vous fait un devis !) cristallise tout ce que les Français prisent dans le monde d’aujourd’hui : le petit vs le gros, le proche vs le lointain, l’humain vs le déshumanisé, le local vs le global. Plus de huit Français sur dix jugent ainsi que l’artisanat “ propose des produits de qualité supérieure à ceux des grandes surfaces ”, favorisant le made in France et permettant une consommation responsable en privilégiant les circuits courts. Au final, plus de sept sur dix préfèrent acheter un service ou un produit auprès d’un artisan que dans une grande surface. Dans une société où tout ce qui est grand, financier et capitalistique est devenu suspect, l’artisanat, parce qu’il incarne la proximité, le lien et l’authenticité, retrouve une vraie modernité et se construit du coup aussi en réponse pour une consommation plus vertueuse et plus humaine. Le Fonds National de Promotion et de Communication de l’Artisanat a parfaitement saisi la tendance : après avoir longtemps valorisé “ la première entreprise de France ”, il invite désormais, dans sa campagne lancée le 6 novembre dernier, tous les Français à “ préférer l’artisanat ”, collant ainsi à cette vague de réorientation des pratiques de consommation.

 

 

Fondée sur l’authenticité des savoir-faire et des procédés de fabrication, cette (re)valorisation sociale du rôle et de la figure de l’artisan est une tendance tellement forte qu’elle contraint les grandes marques à la transparence sur leurs procédés de fabrication et les pousse à tenter de faire valoir leur propre facette “ artisanale ”. Depuis 2013, LVMH a ainsi créé les “Journées Particulières ” pour “ mettre en lumière la diversité de ses métiers et de ses savoir-faire ”. Rencontrer le menuisier qui conçoit les célèbres valises Vuitton, échanger avec le contremaître viticole de Moët & Chandon ou encore pénétrer dans les ateliers Dior et Guerlain… le consommateur est appelé à toute une série d’expériences et d’immersion pour voir comment ses produits fétiches sont conçus et fabriqués dans le respect de savoir-faire authentiques et traditionnels. La dernière édition a rassemblé 145 000 visiteurs dans cinquante-trois lieux en France et en Europe.

 

En matière agroalimentaire, Michel et Augustin fait tout, du packaging au naming, pour apparaître plus “ artisanal ” que ses grands concurrents “ industriels ”. La marque insiste par exemple sur le fait que tous les fromages de ses biscuits apéritifs sont AOP, ce qui précise-t-elle “ garantit leur origine et leur typicité et assure qu’ils ont été fabriqués selon un savoir-faire transmis de génération en génération ”. Son siège, La Bananeraie, est “ un lieu de vie convivial et incroyable ”, ouvert toute l’année au public afin de montrer comment est fabriqué l’ensemble de ses mignardises et de ses gourmandises. L’enjeu ici est de taille, car en communication les résultats sont éminemment réversibles : le message est-il crédible ? Les signes ne suffisent plus dans ce contexte, il faut aux marques des preuves et une transparence totale pour générer de la conviction.

 

 

L’expérience client

 

L’importance marketing de l’expérience client, de l’engagement, trouve ici une traduction essentielle. La matérialité des marques et des prestations redonne une place éminente au retail, à la distribution physique comme point de contact d’image et de conviction… et pas nécessairement comme point d’achat. Ainsi, Kantar estime que les points de contact “ expérientiels ” contribueraient à hauteur de 48 % dans l’activation du capital des marques. “Alors que nous passons de plus en plus de temps dans le monde digital, c’est le temps passé loin de nos écrans que nous apprécions toujours plus, le temps passé avec de vraies personnes et de vraies choses!

 

L'Electricien et le numérique

16 jan 2018

MOOC, L’électricien peut accéder au numérique dès le début de sa carrière !

 

Être électricien à l’ère numérique ça commence par de la formation digitale !   

 

L’objectif du Mooc socle en électricité est de permettre d’acquérir tous les outils nécessaires, et ainsi pouvoir dimensionner un système de distribution électrique industriel.

 

Ce MOOC s’adresse en particulier aux jeunes envisageant une poursuite d’études scientifiques, notamment après un bac+2 scientifique/technique (BTS ou DUT) et aux techniciens en poste désirant booster leur carrière en devenant ingénieur.

Il s'adresse plus largement à toute personne intéressée par les métiers et formations d’ingénieur.

LE SECTEUR DE L’ÉLECTRICITÉ GÉNÉRALE SE REDRESSE EN FRANCE

17 oct 2017

Les grosses TPE ont retrouvé la croissance alors que les petites structures continuent de souffrir.                                                                                       

 

   Les artisans électriciens n’ont pas connu de croissance de leur activité depuis  2012. Mais après avoir subi de fortes baisses de leur chiffre d’affaires en 2014 (-8,7 %) et 2015 (-3,8 %), la tendance est aujourd’hui à l’amélioration. L’exercice 2016 marque, en effet, un léger mieux, selon le bilan de la Fédération des Centres de Gestion Agréés (FCGA). Sur l’ensemble, les TPE évoluant dans le secteur de l’électricité générale ont enregistré un repli de leur chiffre d’affaires limité à 1,9 % contre 2,1 % pour l’ensemble du bâtiment.

Ce sont les plus importantes structures (chiffre d’affaires compris entre 262 K€ à 520 K€) qui ont connu l’évolution la plus favorable. Elles ont, plus que les autres, profité du rebond de la construction de logements et ont fini l’année en hausse de 1,5 %. Les plus petites structures, en revanche, sont à la peine.

Elles ont vu leur chiffre d’affaires se replier de 7 % pour la tranche comprise entre 16 et 73 K€ de chiffre d’affaires annuel et de 5 % pour celles entre 73 et 110 K€. Pour 2017, la situation devrait encore s’améliorer, la FCGA n’anticipant un repli que de 1 % du chiffre d’affaires des artisans.

 

                   Les actus GAPS au quotidien

 

Devenir Electricien dans la bâtiment "Evolution et Orientation"

18 mai 2017

Devenir électricien dans le bâtiment « évolution et orientation »

 

L’électricien du bâtiment effectue tous les travaux d'installations électriques, de distribution et de raccordement d'appareils électriques dans les bâtiments industriels, les logements et les bureaux. Habitat ou petit tertiaire.

Description générale du métier :

L’électricien du bâtiment est traditionnellement chargé de l'équipement électrique des constructions. Il peut aussi être amené à participer à des installations plus complexes comme la réparation ou l’installation d’une climatisation ou un ascenseur.

Dans le cadre d’un plan de rénovation, l’électricien remplace également les installations anciennes pour les rendre conformes aux nouvelles normes en vigueur.

En étudiant les plans, l’électricien détermine l’emplacement des éléments d’une l’installation électrique. Afin de procéder ensuite à la pose des câbles, des fils, appareillages et des tableaux ou des armoires électriques. Tous les travaux de mises aux normes de sécurité électriques lui incombent également. L’électricien doit avoir également des connaissances en communication et téléphonie et ainsi répondre aux différentes demandes des clients finaux « pose alarme, interphonie et vidéo surveillance ».  

Les automatismes (domotique) sont aujourd'hui très appréciés et représentent un renouvellement du travail de l’électricien. Tous ces marchés requièrent une technicité sans faille, à laquelle les électriciens doivent se former au quotidien et s'adapter.

La digitalisation (le digital) est en train de changer et d’améliorer considérablement le métier d’électricien « dit 2.0 ». Les tablettes et smartphones deviendront indispensables pour évoluer et servir les maisons connectées de demain. L’électricien devient ainsi l’élément clef de cette transformation numérique que nous sommes en train de vivre. Un bel avenir pour ce métier d’électricien !

 

Les formations pour devenir électricien en bâtiment sont les suivantes :

 

CAP préparation et réalisation d’ouvrages électriques (CAP : Certificat d’Aptitude Professionnelle – Niveau V)

L’électricien effectue les travaux d’installations électriques et de raccordement d’appareils électriques dans diverses spécialités (éclairage, confort thermique, réseaux communicants, sécurité, gestion technique des bâtiments).

                  BP Installations et équipement électriques (BP : Brevet Professionnel – Niveau IV)

Le titulaire du BP IEE est un monteur électricien hautement qualifié, capable d'animer une petite équipe dans une entreprise de BTP spécialisée dans les travaux d'installation électrique. Il prépare l'exécution du travail, ouvre le chantier, en assure l'exécution, le suivi et le contrôle (y compris sur le plan économique) et, enfin, le clôture. Il mène toutes ces opérations dans le respect des normes et des règles relatives à la qualité et à la sécurité. Il peut intervenir au niveau de l'installation, du câblage et du raccordement des organes de commande des chaînes de conversion d'énergie électrique liées à la force motrice, l'éclairage, l'électrothermie ou l'électrochimie. Il installe des systèmes d'alimentation sans interruption, des dispositifs de compensation d'énergie réactive, des sources d'éclairage. Il procède par ailleurs aux opérations de raccordement d'installations à haute tension et au montage de systèmes à courants faibles (alarme, téléphonie, régulation…)

BAC PRO électrotechnique, énergie, équipement communicants (BAC PRO : Bac Professionnel – Niveau IV)

Le baccalauréat professionnel Électrotechnique Énergie Équipements Communicants traite des secteurs d’activités : de l’industrie, des services, de l’habitat, du tertiaire et des équipements publics. Ce baccalauréat professionnel aborde toutes les compétences professionnelles liées au métier d’électricien, depuis le point de livraison de l’énergie jusqu’aux applications terminales. Ces applications terminales se déclinent selon deux champs d’application distincts : le champ d’application Habitat/Tertiaire et le champ d’application Industriel.

                  MC technicien en énergies renouvelables option électrique (MC IV : Mention Complémentaire)

Le titulaire de la mention complémentaire « technicien en énergies renouvelables » est un électricien ou un climaticien spécialisé dans la mise en œuvre d’équipements fonctionnant avec des énergies renouvelables et permettant d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, telles que le solaire photovoltaïque, l’énergie éolienne, le transfert d’énergie

 

Évolutions

Avec de l'expérience, l’électricien en bâtiment peut devenir chef d’équipe chez un artisan, ou au sein d’une grande entreprise. Il peut aussi se mettre à son compte comme artisan électricien.

Le métier lié à l’électricité ne devrait pas avoir de problèmes d’emploi en raison du fort développement dans le milieu de la domotique qui implique de nombreux travaux d’équipement électrique dans toutes les catégories de bâtiments (économie d'énergie, photovoltaïque, téléphonie, vidéo etc..).

Salaires

Un débutant gagne le Smic (1 480,27 € brut mensuel, selon évolution cout de la vie). Le salaire moyen d’un professionnel d’expérience peut atteindre 2 500 € brut par mois. S’il se met à son compte, ses revenus peuvent considérablement varier et augmenter jusqu’à 4 000 € en fin de carrière. Bien évidemment le salaire peut varier en fonction des régions en France et de la concurrence présente sur la zone d’activité.

*Prochainement nous vous informerons des établissements scolaires les plus proches de chez vous (classiques et alternances)


 

 

Les raisons pour lesquelles le secteur de l’électricité a un avenir très prometteur

04 oct 2016

Si on regarde le monde qui nous entoure, on réalise que cette décennie a connu des transformations rapides grâce aux innovations liées au numérique. Le smartphone. Les médias sociaux dédiés aux consommateurs. La production intelligente. La connectivité omniprésente. Et, bientôt partout des voitures sans chauffeur à plus grande échelle. La révolution numérique impacte tous les secteurs.

Le secteur électrique également connaît actuellement une période de transformations rapides et qui vont changer notre vie quotidienne. Comme dans nombre des secteurs en transformation, les consommateurs sont au cœur des disruptions numériques en cours : engagement du consommateur, consommation personnalisée à la demande, le tout dans une infrastructure décentralisée. Dans ce nouveau monde de l’énergie en pleine mutation, nous devons nous assurer que le futur de l’électricité est sur la bonne voie. À défaut, les répercussions pourraient être importantes pour notre planète.

La demande mondiale d’énergie doit augmenter de 30 % d’ici à 2040. Dans le même temps, près de 2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une énergie fiable. Il est temps de combler ce fossé en équilibrant la demande énergétique tout en offrant un meilleur accès au niveau mondial. Ces objectifs exigent que le changement soit porté par une énergie propre. Ensemble, nous pouvons y parvenir. Les technologies de pointe pour le réseau électrique nous y aideront. 

Comment y contribuer

L’innovation nous accompagne. La quatrième Révolution industrielle, qui, selon le Forum Economique Mondial, « se fonde sur la révolution numérique pour associer de nombreuses technologies nous menant vers des changements de modèle sans précédent, aux niveaux économique, commercial, sociétal et individuel », bat son plein. La transformation du secteur de l’électricité offre des opportunités exceptionnelles pour l'industrie, les clients et la société.

Trois tendances génèrent des évolutions qui changent la donne : 

  • La conversion technologique rapide à l’électricité de certains usages énergétiques, notamment le chauffage et les voitures électriques ;
  • La transition d’une production d’énergie centralisée à une production d'électricité décentralisée, autrement dit, la génération, le stockage et la distribution de l’électricité au plus près de l’endroit où elle est utilisée grâce au solaire, à l’éolien et aux autres énergies renouvelables et technologies de stockage 
  • Des compteurs intelligents et une infrastructure de réseau numérique permettant aux consommateurs et aux producteurs de « visualiser » (et donc, de mieux contrôler) l’endroit, le moment, et la manière dont l’électricité est utilisée, pour une gestion plus efficace de la consommation et des coûts

Associées, ces mesures nous conduiront plus loin

Le plus enthousiasmant est que ces trois tendances créent un cercle vertueux : exécution, amplification et renforcement des innovations au-delà de ce que chaque tendance prise individuellement pourrait réaliser. La deuxième tendance, par exemple, permet l’essor des énergies renouvelables. Combinée aux compteurs intelligents, elle offre une opportunité réellement exceptionnelle d’améliorer l’efficacité énergique.

Pour les consommateurs, cela signifie davantage de choix. Les technologies d’aujourd’hui font jouer aux consommateurs un rôle actif au sein d’un système électrique dynamique et développent des sources d’électricité plus propres. Du résidentiel au bâtiment commercial jusqu’à l’industrie, on trouve dans tous les secteurs des clients prêts à s’engager et à jouer un rôle actif dans la définition des nouvelles règles pour produire et consommer une énergie propre tout au long de la chaîne.

Actuellement, la plupart d’entre nous ne sait pas où et comment l’énergie est produite, pas plus que nous ne savons quand la consommer. Dans le secteur résidentiel, la plupart des consommateurs n’ont même pas conscience que le prix de l’électricité évolue au quotidien, et même d’heure en heure, en fonction des pics de consommation et d’autres facteurs. Grâce aux dispositifs connectés permettant de visualiser les coûts et la consommation de l’énergie, nous pouvons désormais être proactifs dans notre consommation et notre efficacité énergétiques.

Les temps changent

Examinons de plus près les trois tendances mentionnées précédemment. Ensemble, elles permettent de réaliser des économies de coûts et de choisir une énergie propre. Un système électrique entièrement numérisé permet aux clients de choisir leurs technologies énergétiques, de les connecter au réseau, et finalement d’interagir en temps réel avec d’autres ressources distribuées et centralisées.

Imaginez des panneaux solaires sur le toit de votre voisin, qui génèrent l’énergie nécessaire à son foyer. S’il produit plus qu’il ne consomme, la régie électrique pourrait même le rétribuer dans certains cas. On pourrait ainsi obtenir des crédits sur sa facture d’électricité simplement en programmant sa machine à laver à 3h du matin plutôt qu'en début de soirée. Prévenir les pics de consommation devient possible grâce aux technologies de pointe du réseau (« grid edge »).

 

Image : REUTERS/Stringer : Panneaux solaires sur les toits de maisons individuelles dans le quartier de Qingnan, à Lianyungang, dans la province de Jiangsu le 8 janvier 2014.

À plus grande échelle, l’énergie solaire peut avoir un impact majeur sur l’avenir de l’électricité. Par exemple, Enel, le plus grand distributeur d’électricité d’Italie, compte environ 32 millions de clients. En utilisant le système avancé de distribution électrique de Schneider, Enel a réduit ses pertes d’énergie de près de 144 GWh par an, ce qui équivaut à l’énergie consommée par environ 50 000 foyers italiens en une année. Découvrez la manière dont Enel optimise son réseau de distribution.

Un réseau qui se répare tout seul ?

Les technologies existent pour automatiser intégralement le réseau électrique grâce à la connectivité, et il est possible de gérer les ressources avec une flexibilité et une mobilité inédites. Ce système électrique plus intelligent et décentralisé peut globalement augmenter l’efficacité, la résilience, la sécurité et le développement durable, tout en générant de nouvelles opportunités de services et d’activités.

Les consommateurs et les entreprises peuvent tous bénéficier de cette innovation. Avec les technologies « grid edge », les réseaux de distribution énergétique sont équipés pour s’auto-gérer. Par exemple, ENEL est à la tête de plus de 110 000 sous-stations secondaires équipées d’une technologie permettant la détection des anomalies de manière intégralement automatique et décentralisée. Autre exemple : la régie hollandaise Stedin et Schneider ont développé le premier réseau de distribution énergétique souterrain décentralisé capable de se réparer automatiquement. Regardez comment ce réseau peut reconnecter les deux tiers de ses clients dans la minute suivant une panne.

La valeur économique des technologies « grid edge »

Le choix et la commodité constituent de puissants avantages. Mais la valeur économique des technologies « grid edge » est sans doute encore plus importante. Une analyse réalisée par le World Economic Forum évalue à 3300 milliards de dollars US la valeur nette que représente la transformation de l’énergie au cours des 10 prochaines années – améliorant globalement la fiabilité, la résilience, l’efficacité, et l’utilisation des actifs du système, réduisant les émissions de CO2, générant de nouveaux services pour les clients et créant de nouveaux emplois. 

Cette transformation change les « règles du jeu ». La convergence des trois tendances technologiques « grid edge » font évoluer le rôle du réseau au-delà de la fourniture d’électricité, pour devenir une plateforme optimisant la valeur des sources énergétiques distribuées, la place grandissante des nouveaux modèles de distribution, et le potentiel économique des services aux particuliers. De nouveaux modèles de revenus ne tarderont pas à émerger.

Rien d'étonnant à ce que nous soyons optimistes. 

Mais nous n’ignorons pas qu’une transition réussie apportera son lot de défis. C’est de la collaboration qu’émergeront des solutions concrètes, et ces nouvelles solutions offriront un avenir radieux à notre secteur de l’électricité.